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[PORTRAIT - Chiara - Magistère 1]

Après un bac ES, j’ai fait une prépa Droit-Economie à Montpellier et deux ans de fac de droit car j’étais attirée par les matières juridiques, mais je voulais étudier l’économie et garder des cours de langues avec allemand LV1. La prépa nous a permis de faire des courts stages d’observation, j’en ai fait un auprès d’une eurodéputée au Parlement européen de Strasbourg. Entre les deux années, je suis partie faire un stage de trois semaines au Tribunal régional de Saarbrücken en Allemagne. Même si j’aimais toujours le droit, je ne voulais pas continuer en L3 simple. Pour moi, la fac de droit ne permet pas assez la rencontre d’autres sciences sociales. Le MRIAE m’apparaissait comme la solution qui me permettait d’avoir des matières variées avec entre autres de l’histoire et de la géopolitique. En même temps, comme mon profil était tourné vers l’Allemagne, je voulais absolument continuer l’allemand et pouvoir apprendre d’autres langues comme le russe; la Russie et l’espace post-soviétique étant l’autre zone qui m’attire. Le Magistère offre également un semestre de mobilité parmi de nombreuses destinations dans le monde, dont Moscou et Saint-Pétersbourg. La formation permet également de faire des stages, et une année de césure pour repartir à l’étranger ou effectuer un stage. Ce qui m’a également donné envie d’intégrer le MRIAE est sa vie associative avec Classe internationale et l’organisation régulière de simulations de crise.


Dans ma lettre de motivation, j’ai insisté sur la cohérence de mon profil tourné vers l’Allemagne et l’Europe, mon attrait pour les espaces post-soviétiques et ma volonté d’apprendre le russe. J’ai aussi mis en avant un projet professionnel assez précis et cohérent (même s’il a bien sûr changé 10 fois depuis). Je pense que la définition d’un projet universitaire et/ou professionnel relativement rigoureux est un élément clé de la lettre de motivation (LM) car il montre qu’on est sûr de soi, d’où on veut aller et il est ainsi plus aisé de montrer à quel point le MRIAE est LA voie qu’il nous faut (car c’est cela qu’il faut finalement montrer aux recruteur.euses). Il faut aussi montrer son intérêt sur les spécificités de la formation (mobilités, vie associative variée, stages à tel endroit…) et comment elles sont au service de ce projet. Il ne faut pas hésiter à citer les cours du MRIAE en lien avec ce projet ou nos aires géographiques / secteurs professionnels de prédilection. Comme pour toutes les LM, elle doit être précise car adaptée à cette formation particulière et donc éviter un maximum les lieux communs. Aussi, les recruteurs du MRIAE cherchent vraiment des étudiant.es ayant un vrai lien avec l’international. Il faut essayer de lier ses expériences passées (études, stages, asso, simulations…) avec l’international et l’étranger, ou à défaut avoir justement un projet sur une zone ou un secteur précis pour montrer un véritable intérêt vers une carrière internationale, la volonté de maîtriser des langues étrangères. Le niveau de base n’est pas forcément déterminant, il faut montrer cette volonté : par exemple, un.e étudiant.e qui débute une langue orientale sera valorisé même s’il ne la maîtrise pas du tout, c’est un élément factuel qui actera de l’intérêt vers l’international.


Mon oral s’est déroulé en Zoom avec trois professeurs. Je les ai trouvés bienveillants, bien qu’ils essaient forcément de nous déstabiliser. J’ai eu plusieurs questions sur l’Ukraine et la Russie, mes expériences et mon projet. Celle qui m’a le plus déstabilisée est quand un professeur m’a demandé tous les présidents de l’Algérie depuis la guerre. Je ne savais bien évidemment pas, et dans ce cas il faut être honnête. Le jury considère qu’il y a des questions auxquelles vous devez savoir répondre, mais d’autres très précises comme celle-ci ne sont pas préjudiciables. En revanche, pour les questions plus ouvertes, il faut essayer de mener le jury vers ce que l’on maîtrise. Il faut avoir une attitude pro-active. Essayez également de rester souriant.e ! En entretien, l’attitude générale joue énormément et il faut s’entraîner si on peut avec des ami.es ou des professeur.e.s. Pour préparer l’oral du MRIAE, je conseille de se tenir au courant de l’actualité internationale en lisant régulièrement la presse comme Courrier International au long de l’année et essayer de se faire des fiches sur les différentes zones du monde. Il est également nécessaire de bien maîtriser l’histoire internationale du XXe siècle, type programme d’histoire de terminale. Ces conseils sont notamment adressés aux juristes qui n’ont aucun cours d’histoire ou de géopolitique et qui doivent parfois rattraper beaucoup d’éléments en peu de temps !


Malgré la situation sanitaire qui nous a privé.e.s de beaucoup de superbes activités du MRIAE (WEI, voyage d’étude, gala…), le Magistère est une formation en petits groupes où j’ai passé une excellente année, notamment grâce à l’ADEA qui organise de nombreux événements dont des simulations de crise sensationnelles et des rencontres hebdomadaires avec les Alumni. J’ai aussi eu l’occasion de finir ma Licence de droit à distance avec le CAVEJ et je trouve que les enseignements des deux formations se complètent bien.





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