VIDÉO DE PRÉSENTATION DU MRIAE

La Journée Portes Ouvertes ayant été annulée, l’Association des Etudiants et Alumni du MRIAE (ADEA) a tenu à vous faire une petite surprise.

Retrouvez ci-dessous une vidéo de présentation de la formation ainsi que les témoignages de quelques un.e.s de nos étudiant.e.s !

TÉMOIGNAGES

Comme chaque année, afin de vous faire découvrir un peu plus le MRIAE, nous vous proposons des portraits d'étudiant.e.s composants les différentes formations du MRIAE et issus de cursus variés.

Ces témoignages vous sont proposés en collaboration avec Classe Internationale, la revue en ligne de relations internationales fondée par les élèves du MRIAE. Nous vous recommandons chaudement d'aller aimer leur page et de vous rendre sur leur site en vue de la préparation des oraux ou simplement pour parfaire votre culture générale !

FLORIAN MATTERN - MAGISTÈRE 1 (Promotion 2019-2022)

 

Après un Bac L obtenu en 2016, je suis parti en Angleterre faire une Licence d’Histoire et de Sciences Politiques à l’Université Queen Mary à Londres, afin de construire de solides bases théoriques tout en ayant une forte expérience à l’étranger. J’y ai développé un vrai goût pour les relations internationales à travers ces deux axes et ai découvert le MRIAE, une formation qui semblait être la suite naturelle de ce parcours, tant professionnalisante qu’académique. Passionné d’histoire et de culture russe, cela a nécessairement déteint dans ma lettre de motivation.

 

Ayant fait de la recherche sur la diplomatie culturelle soviétique, j’ai donc mis l’accent sur cet intérêt particulier, un intérêt qui revêtait et revêt toujours des aspects académiques et professionnels. Je crois avoir tout misé sur la carte russe, insistant sur le fait que le MRIAE – et encore plus le Magistère – me permettait d’apprendre le russe avec plus d’assiduité, de me spécialiser dans cette aire géographique et d’y effectuer un échange universitaire. Le MRIAE m’a permis de me confronter à de nombreuses nouvelles thématiques mais surtout de m’engager dans des pôles associatifs, engagements que je ne voulais surtout pas abandonner après trois ans de vie associative riche à l’étranger. J’ai ainsi rejoint Classe Internationale pour y écrire des articles sur tout ce qui peut m’intéresser, pas seulement la Russie mais aussi le monde britannique qui m’a bien entendu marqué, ainsi que l’Afrique, un continent que j’ai eu la chance d’étudier aussi. De plus, j’ai rejoint le Pôle de Simulation de Gestion de Crise, un pôle novateur qui met en situation des élèves du MRIAE face à des crises internationales.

 

La clef de la lettre de motivation selon moi reste la cohérence du projet professionnel, qu’il soit ambitieux ou non, la cohérence fait toute la différence. Sans tomber dans le pathos, il faut que le MRIAE s’insère véritablement dans ce projet, un projet qui doit de surcroît inclure une appétence pour les langues.

 

Après une brève présentation, les questions que j’attendais sur la Russie ne sont, à mon grand désarroi, jamais venues. Votre autre aire géographique m’a-t-on demandé. Les questions incongrues sur l’Afrique se sont alors mises à pleuvoir, sans que je puisse faire autre chose que de détourner l’attention sur ce que je savais, ne connaissant bien entendu pas l’histoire et l’actualité géopolitique de tout le continent. Après une question sommaire en allemand, une question en anglais sur la politique du parti Conservateur britannique lors des élections européennes est venue sauver les meubles, me permettant de parler de sujets que je maîtrisais un peu mieux. J’avais tout misé sur la Russie et cela a failli me perdre. J’avais bien entendu travailler l’actualité – essentiellement européenne – mais avait fait l’impasse sur ma seconde aire géographique, ce que je ne recommande donc à personne. Réviser les langues me paraît essentiel, tout en s’assurant une bonne connaissance de tous les enjeux d’actualité. Surtout ne pas se démonter en cas de question-piège, rebondir est crucial pour montrer que vous n’êtes pas déstabilisés !

 

Bon courage pour votre candidature !

NADINE WELLNITZ, MASTER 1 (promotion 2019-2021)

On peut dire que j’ai un parcours qui sort de l’ordinaire, puisque j’ai d’abord fait une année d’AES à Montpellier Management, puis j’ai complètement changé en partant pour une LLCER de japonais à l’Inalco. Parallèlement à ma licence principale, je me suis inscrite en licence LLCER d’arabe que je poursuis toujours. Cela faisait longtemps que j’avais pour projet le domaine des relations internationales, mais c’était un projet toutefois assez flou parce que je ne connaissais pas tout à fait toutes les options qui se présentaient. J’avais donc commencé l’Inalco dans l’idée d’avoir une approche spécifique des relations internationales et d’apprendre à parler couramment le japonais, afin de passer le concours Cadre d’Orient du Ministère des Affaires étrangères. Entre temps, riche de l’expérience que j’ai eue à l’Inalco et de la diversité de ses cours, j’ai affiné mon projet pour me tourner plutôt vers le domaine du développement.

 

Postuler au MRIAE était donc une suite logique à mon projet. Toutefois, j’avais conscience de la particularité de mon profil, et cela pouvait être quitte ou double : soit on me reprochait de ne pas avoir suffisamment de connaissances globales en amont, soit on appréciait la spécificité de mon parcours par rapport à mon projet professionnel. J’ai donc essayé de mettre en avant dans ma lettre de motivation la cohérence de mon cursus avec mes projets professionnels, et expliquer en quoi je bénéficierais des enseignements du MRIAE. L’avantage de ce Master en particulier à mes yeux, c’est qu’il apporte une importance à des aires géographiques de spécialisation. Pour moi, cela avait une grande importance par rapport à ma vision de ce que sont les relations internationales : connaître la diversité des réalités culturelles avant d’envisager une réponse globale. J’ai donc mis en avant ma volonté de me spécialiser sur les aires extrême-orientales et moyen-orientales. Et cela a payé ! Je ne m’y attendais pas mais j’ai été admissible à l’oral.

 

Concernant l’oral, j’avais bien relu l’actualité et bien revu les bases des institutions européennes. Je m’attendais à un oral musclé, avec des questions pièges, mais au contraire ce fut très bienveillant. Toutefois j’ai pu constater que l’expérience vécue à l’oral pouvait être très différente en fonction des étudiants. Je pense que l’attitude durant l’oral est très importante : même si c’est difficile, il faut être détendu et répondre spontanément et sincèrement aux questions. Après une courte présentation de ma part, j’ai répondu à des questions assez spécifiques sur le Japon, puis on m’a fait réfléchir sur la définition du « monde arabe » qui est un terme assez vague. On m’a demandé également de préciser mon projet professionnel. Je pense qu’il est plus sage d’admettre qu’on ne sait pas lorsqu’on nous pose une question à laquelle on n’a aucune réponse. Les examinateurs ne s’attendent pas à ce que l’on connaisse déjà tout avant d’avoir suivi les enseignements du Master. Je pense néanmoins qu’il faut bien connaître l’ensemble des enseignements proposés par le Master et montrer qu’ils vous intéressent et vous permettraient de compléter vos connaissances.

 

Le MRIAE m’a permis de me lancer un nouveau challenge : l’apprentissage du chinois. Je voulais avoir une deuxième langue asiatique comme outil pour consolider mon projet. Je me suis également penchée naturellement sur les associations du Master, puisque j’avais déjà été dans des associations à l’Inalco et avais trouvé l’expérience humainement et intellectuellement enrichissante. C’est comme ça que je me suis retrouvée au pôle Alumni de l’ADEA, et comme rédactrice auprès de Classe Internationale. Le pôle Alumni m’a permis de voir concrètement la diversité des opportunités professionnelles qui s’offrent à nous après le MRIAE, et quant à Classe internationale, c’est un bon challenge intellectuel et une opportunité que de réfléchir autour de thématiques qui nous intéressent réellement. Le Master offre donc suffisamment de temps pour s’investir dans de l’associatif, mais aussi de continuer un travail ou d’autres études à côté comme je le fais aussi. Il suffit juste de savoir organiser son temps et de connaître ses propres limites.

ALIÉNOR CHÉREAU - MAGISTÈRE 3 (promotion 2017-2020)

 

Après un bac L obtenu en 2014, je suis entrée en prépa littéraire A/L au lycée Louis-le-Grand à Paris. J’ai très vite réalisé que l’ENS n’était pas mon objectif et que la diplomatie m’intéressait bien plus. J’ai pu participer à un programme avec l’université Panthéon-Sorbonne pour obtenir un DEUG de droit pendant mes deux années de prépa et entrer en double-licence Droit et Science politique en 2016. J’ai ensuite postulé à plusieurs formations orientées RI, dans l’objectif de faire de la diplomatie européenne. Le Magistère du MRIAE m’a paru la plus complète en trois ans. Je voulais avoir une expérience à l’étranger, commencer une troisième langue, faire de nombreux stages et surtout avoir la possibilité d’écrire un mémoire. Le MRIAE est le seul qui permette tout cela en même temps.

 

Dans ma lettre de motivation, j’ai parlé de la cohérence de mon parcours jusqu’ici dans le but de faire de la diplomatie ; de mes investissements extra-scolaires (association, MUN) ; de mon envie de passer les concours du Quai d’Orsay et des Jeunes administrateurs de l’ONU ; de l’intérêt du MRIAE pour m’y préparer, en développant sur quelques cours qui m’intéressaient. Maintenant que j’y repense, tout ce projet, certes très cohérent, ne me ressemble plus beaucoup ! Et tant mieux, cela veut bien dire que le MRIAE a su me montrer d’autres opportunités qui me correspondent davantage !

 

J’ai donc rejoint le Magistère 1 en septembre 2017.  J’y ai commencé le russe en LV3, j’ai pu partir à l’Université de Toronto en Magistère 2 et m’engager dans l’association Classe Internationale en tant que rédactrice et Trésorière la première année. J’y ai surtout découvert la voie professionnelle que je veux prendre grâce aux séminaires de Sécurité et Défense en 2ème et 3ème année et au partenariat avec la Marine nationale. Le rythme est assez chargé en Magistère 1 et 2 (avant de partir en échange) mais j’avais le temps de travailler à côté une dizaine d’heures par semaine. En Magistère 3 j’ai pu très facilement travailler une quinzaine d’heures, être élève-officier réserviste et préparer les concours d’officier d’active. J'ai la chance d'avoir été reçue au concours d'officier et de m'engager donc pleinement dans la Marine nationale dès la sortie du Magistère.

 

Dans votre lettre de motivation je vous conseille de vous présenter et ce que vous avez fait jusqu’ici, présenter votre projet académique et professionnel (si vous avez déjà une idée concrète), et enfin expliquer pourquoi vous pensez que le MRIAE vous y préparerait au mieux ! Montrer en quoi cela vient compléter votre formation. Pour l’oral, soyez très naturels, n’ayez pas peur de dire que vous ne savez pas mais faites l’effort de chercher la réponse à voix haute par ex. Il faut être pro-actif et orienter le jury sur des choses que vous connaissez !

 

Il n’y a pas de profils types pour entrer au MRIAE, tout le monde a ses chances. Je vous souhaite donc bonne chance pour votre candidature !

YANN LAFFERRERIE - Master 2 Alternance (Promotion 2020)

 

Une fois un Bac S obtenu, j’ai commencé par une double licence Droit-Langues Etrangères Appliquées à l’Université de Nantes sans avoir d’idée précise sur ce que je voulais faire ensuite mais quand même avec l’envie d’occuper un poste à dimension international en tête, que ce soit en France ou à l’étranger. Ce cursus m’a permis de débuter une nouvelle langue, l’italien, d’élargir mes connaissances et de découvrir les sciences politiques. N’ayant pas envie de poursuivre en Master de droit, une fois ma double licence validée, j’ai opté pour une L3 Etudes internationales à Paris 3. J’ai pu y suivre des cours d’économie, de politique internationale, de sociologie et de sciences politiques avec une spécialisation sur l’Amérique latine. J’ai également effectué un stage à l’Ambassade de l’Equateur à Paris où j’assistais l’Attaché culturel. Ce stage m’a beaucoup plu et m’a donné l’envie de travailler dans le monde de l’action culturelle en lien avec l’Amérique latine. A la suite de ça, j’ai logiquement continué en Master 1 Etudes latino-américaines à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique latine (IHEAL) au cours duquel je suis parti en échange à l’Universidad de Costa Rica. Cette même année, j’ai eu l’occasion de faire un stage à l’UNESCO, au sein de la Délégation du Mexique. Puis, à la suite de ce M1, j’ai eu envie d’acquérir une expérience professionnelle plus longue et d’élargir mes horizons au-delà de l’Amérique latine. Le MRIAE répondait à ce souhait. J’ai donc postulé au M2 en alternance car il m’offrait la possibilité de suivre des enseignements professionnalisants et sur d’autres aires régionales qui m’intéressent, le monde arabo-musulman en particulier. Une fois admis, j’ai recherché un contrat d’alternance. Je suis depuis septembre 2019 apprenti chargé des projets européens à Pôle emploi.

 

Il n’y a pas d’oral de sélection pour l’entrée en M2 en alternance, la lettre de motivation est donc un élément clé. J’y ai mis en avant mon intérêt ainsi que ma connaissance solide de l’Amérique latine et de ses enjeux en termes de développement. J’ai aussi insisté sur mes différentes expériences professionnelles, engagements associatifs et jobs étudiants en montrant en quoi ils m’ont servi sur le plan académique et professionnel. Aussi, j’ai expliqué en quoi le MRIAE constituait une étape cohérente et importante dans mon parcours pour pouvoir parvenir à mes ambitions professionnelles. C’est à dire que j’y ai mentionné le secteur, le type de structure et de poste que je souhaitais occuper après mon diplôme. Cela a permis de montrer que mon projet professionnel est clair et concret. Enfin, j’ai abordé les cours qui m’intéressaient particulièrement et mon désir de mieux connaître certaines aires géographiques. Le conseil que je pourrais donner c’est de montrer en quoi le MRIAE est une formation qui va vous permettre de réaliser votre projet professionnel. Par ailleurs, il faut vous montrer prêts à assumer et concilier cours et travail pendant un an.

 

Cette année d’alternance me permet donc d’approfondir mes connaissances théoriques tout en les mettant en pratique quotidiennement pendant mon apprentissage. Par ailleurs, en plus de professeurs de qualité, la valeur ajoutée du MRIAE reste la diversité de ses étudiants tant par leurs parcours que par leurs centres d’intérêts. C’est quelque chose qui est vraiment appréciable et enrichissant.

 

A côté des cours et de l’alternance, il est possible de dégager du temps pour soi, pour s’investir dans le secteur associatif, par exemple. Dans ce sens, je suis bénévole au sein de l’ONG Play International. J’ai aussi profité de mon temps libre pour commencer des cours d’arabe.

 

Bon courage à toutes et tous !

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